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L’évaluation des incidences sur l’environnement ou EIE : ce que c’est

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L’évaluation de l’impact sur l’environnement (EIE) est une procédure visant à évaluer systématiquement les effets potentiels d’un projet sur l’environnement. Son but est d’identifier, de prévoir et d’évaluer les impacts environnementaux directs et indirects de telles propositions, et de restituer des informations cruciales pour prendre des décisions éclairées et durables. Parmi les facteurs examinés figurent l’air, l’eau, le sol, la biodiversité, la santé humaine et le bien-être social.

Le Évaluation de l’impact sur l’environnement (EIE) est un outil utilisé pour prendre en compte, dès le départ, les effets d’un projet sur l’environnement. Son but est de s’assurer que les personnes qui prennent des décisions concernant un nouveau projet sont au clair sur les conséquences possibles et probables pour l’environnement. Et qu’ils font tout leur possible pour éviter ou compenser les effets négatifs qui en résultent. Qui doit réaliser l’étude d’impact sur l’environnement ? Et quand est-elle obligatoire ? Nous développons ces questions ci-dessous.

Qu’est-ce qu’une étude d’impact sur l’environnement ?

L’EIE – qui a été introduite aux États-Unis en 1969 avec la National Environment Policy Act (loi sur la politique nationale de l’environnement) (NEPA) en tant qu’instrument de prévention des atteintes à l’environnement – est une procédure qui évalue les effets attendus d’un projet sur l’environnement.. Elle est réglementée au niveau européen par la directive 2011/92/UE et au niveau national par le décret législatif n° 152/2006 (articles 4-10, 19-29 et 30-36).

Comme le stipule l’article 3 de la directive européenne 97/11/CE, “L’évaluation des incidences sur l’environnement identifie, décrit et évalue, de manière appropriée, pour chaque cas particulier et conformément aux articles 4 à 11, les incidences directes et indirectes d’un projet sur les facteurs suivants .

  • l’homme, la faune et la flore
  • le sol, l’eau, l’air, le climat et le paysage
  • biens matériels et patrimoine culturel
  • l’interaction entre les facteurs mentionnés dans les points précédents.
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Son objectif est d’identifier, de prévoir et d’évaluer les impacts environnementaux et sociaux négatifs et positifs d’une action proposée, afin de permettre aux promoteurs et aux personnes chargées de la mettre en œuvre de prendre des décisions responsables. L’EIE prend en compte les effets qui affecteront la population et la santé humaine, la biodiversité, le territoire (sol, eau, air, climat), le patrimoine culturel et le paysage. En fin de compte, la procédure garantit que les implications environnementales d’un nouveau projet sont évaluées avant que la décision de réaliser le projet ne soit prise.

Évaluation de l'impact sur l'environnement ou EIE : qu'est-ce que c'est ?
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Quand une étude d’impact sur l’environnement doit-elle être réalisée ?

Quand une EIE doit-elle être réalisée ?? La procédure est obligatoire pour les plans et les programmes qui peuvent avoir des impacts significatifs sur l’environnement et le patrimoine culturel. Pour déterminer ceux qui relèvent de cette obligation, il convient de se référer à l’article 6 du décret législatif 152/2006. L’EIE est une “condition préalable ou partie intégrante” de la procédure d’autorisation ou d’approbation des projets de travaux et d’interventions qui y sont soumis.

Pas seulement : lorsqu’elles sont prévues, les mesures autorisant un projet adopté sans la vérification de la soumission à l’évaluation de l’impact environnemental, ou sans la même, sont annulables pour violation de la loi. Celui qui met en œuvre le projet sans l’avoir préalablement soumis à une EIE peut être puni d’une amende administrative.

Qui réalise l’EIE ?

En termes de compétences, dans la sphère étatique, c’est au Ministère de l’environnement (avec la Commission technique pour l’évaluation de l’impact sur l’environnement). C’est le ministre qui émet la mesure d’EIE avec la coopération du ministère du patrimoine et des activités culturelles. Ce dernier participe également aux activités d’enquête préliminaire. Au niveau régional, en revanche, l’autorité compétente est celle qui est responsable de la protection et de l’amélioration de l’environnement conformément à la loi régionale.

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L'étude d'impact sur l'environnement ou EIE : qu'est-ce que c'est ?
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Quelle est la différence entre l’EES et l’EIE ?

L’EIE fait suite à l’EES (Évaluation environnementale stratégique). L’article 5 du décret législatif 152/2006 la définit comme “la préparation d’un rapport sur l’impact sur l’environnement résultant de la mise en œuvre d’un plan ou d’un programme particulier à adopter ou à approuver, la réalisation de consultations, l’évaluation du rapport environnemental et des résultats des consultations dans le processus décisionnel pour l’approbation d’un plan ou d’un programme, et la fourniture d’informations sur la décision”. Elle doit être effectuée au stade de l’élaboration des plans ou programmes susceptibles d’avoir des effets sur l’environnement. C’est-à-dire avant même leur approbation. Il s’agit d’une évaluation à laquelle les citoyens peuvent également participer en présentant des observations personnelles sur les éventuelles incidences de ces plans ou programmes sur l’environnement.

L’autorité compétente dans ce cas est le ministère de la Transition écologique. Les ouvrages pour lesquels l’EES est obligatoire comprennent certaines raffineries de pétrole brut et usines de gazéification et de liquéfaction ; certaines centrales thermiques et hydroélectriques ; les centrales nucléaires et autres réacteurs nucléaires ; certaines centrales thermiques de production d’électricité, de vapeur et d’eau chaude ; les aciéries ; les parcs éoliens en mer ; les centrales géothermiques ; certains aéroports ; les autoroutes et les routes principales.

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